Métamorphoses de la responsabilité et contrat social

Pour gérer une planète unique et fragile, il est nécessaire de se mettre d’accord à l’échelle mondiale sur des valeurs communes, au confluent des différentes traditions philosophiques et religieuses.

Dans les années 1990, un réseau international, l’Alliance pour un monde responsable et solidaire, relève le défi. La responsabilité s’impose alors comme colonne vertébrale de l’éthique du XXIe siècle : corollaire de toute vie en communauté, elle est présente, sous des vocables divers, dans toutes les sociétés ; contrepartie du pouvoir, de la liberté et de l’interdépendance elle permet, à condition de subir une métamorphose, de répondre aux défis du monde actuel.

Après avoir décrit l’émergence de la « Déclaration universelle des responsabilités humaines » et montré que les principes généraux qu’elle énonce donnent une dimension nouvelle à la responsabilité, Pierre Calame s’attache aux conditions de sa mise en œuvre. Il montre qu’elle peut fonder un « droit commun mondial », dont l’absence actuelle engendre l’irresponsabilité illimitée des sociétés, et qu’elle permet de réinventer le contrat social entre des milieux très divers et la société.